Les enjeux des ouvertures
25 ouvertures expliquées par ce qu’elles cherchent, et non par leurs variantes : l’idée, la structure de pions, le plan de chaque camp, et le piège des dix premiers coups.
Aucune variante à mémoriser. Connaître dix coups de théorie ne sert à rien si l’on ne sait pas ce qu’on cherche au onzième — et l’adversaire sort du livre au quatrième, presque toujours. Ce qui reste, c’est le plan : il tient en trois phrases par ouverture, et il vaut pour toute la partie.
Après 1.e4
14Le centre pris tout de suite, et les six façons d’y répondre.
Le développement le plus direct qui existe : pion au centre, cavalier, fou, et le fou regarde f7 — la case la plus faible tant que le roi noir n’a pas roqué.
La structure
Pions e4 contre e5, centre symétrique et fermé tant que personne ne joue d4 ou d5. Tout se décide sur le moment où ce centre s’ouvre.
Le plan des Blancs
Roquer, puis c3 et d4 pour construire un gros centre de pions. À défaut, la version lente : d3, Nbd2, Nf1-g3 et une attaque de pions sur l’aile roi.
Le plan des Noirs
La même chose en miroir — c6, d5 — ou bien ...Nf6 pour aller vers la défense des deux cavaliers, qui est plus tranchante.
Le piège
Ne joue jamais Dh5 en espérant le mat du berger : les Noirs parent en développant, et tu passes trois coups à ramener ta dame.
Attaquer le défenseur plutôt que le pion : le fou en b5 ne prend pas e5, il neutralise le cavalier qui le garde.
La structure
Centre e4 contre e5, souvent refermé par d3 et c3 côté blanc. Les parties se jouent longtemps sans aucun échange de pions.
Le plan des Blancs
c3, d3, Nbd2, puis la manœuvre de cavalier vers f1 et g3 ou e3. On réarrange lentement et on attaque ensuite sur l’aile roi.
Le plan des Noirs
a6 pour chasser le fou, puis d6, Be7, 0-0, et la poussée ...b5 qui gagne de l’espace sur l’aile dame.
Le piège
L’arche de Noé : après a6, b5 et c4, les pions noirs enferment le fou blanc sur b3 et le gagnent purement et simplement.
Les Noirs ignorent la menace sur f7 et développent. C’est un pari sur le calcul : la position devient immédiatement tranchante.
La structure
Centre ouvert dès que d4 ou d5 arrive. Les pions comptent moins que le temps, dans les dix premiers coups.
Le plan des Blancs
Ng5 pour taper f7 tout de suite, ou le d4 tranquille. Le premier mène au Fegatello, le second à une partie ordinaire.
Le plan des Noirs
Après Ng5, la réponse est d5 — et surtout pas de reprendre en d5 avec le cavalier.
Le piège
Le Fegatello : 4.Cg5 d5 5.exd5 Cxd5 perd sur 6.Cxf7 Rxf7 7.Df3+. Le coup juste est 5…Ca5, qui chasse le fou et garde tout.
Ouvrir le centre au troisième coup, avant que les Noirs n’aient fini de s’installer. Rien à mémoriser : les pièces sortent sur des cases évidentes.
La structure
Le centre s’ouvre tout de suite. Les pions blancs et noirs s’échangent en d4, et il reste deux camps avec des pièces libres.
Le plan des Blancs
Reprendre en d4 avec le cavalier, puis développer vite et occuper les colonnes ouvertes. Les positions sont simples et les pièges rares.
Le plan des Noirs
...Bc5 ou ...Nf6 pour attaquer le cavalier d4 et obtenir le même développement libre.
Le piège
Après 4…Fc5, ne joue pas Cxc6 machinalement : les Noirs reprennent en dxc6 et leur fou c5 devient très fort sur la diagonale.
Donner un pion pour prendre tout le centre et ouvrir la colonne f vers le roi noir. C’est la plus romantique des ouvertures et la plus risquée.
La structure
Colonne f ouverte pour les Blancs, pion noir en plus et diagonale e1-h4 dangereusement dégarnie.
Le plan des Blancs
Nf3, d4, Bc4 et attaquer en colonne f avant que les Noirs ne consolident leur pion de plus.
Le plan des Noirs
Rendre le pion au bon moment et viser le roi blanc — la case g3 et la diagonale vers e1 sont les points faibles.
Le piège
Après 2.f4 exf4, ne joue pas 3.Cf3 g5 4.h4 sans savoir où va ta tour : la colonne h s’ouvre dans les deux sens.
Répondre à l’attaque par une attaque symétrique. L’ouverture la plus solide contre 1.e4, et celle qui mène au plus grand nombre de nulles.
La structure
Souvent un échange de pions centraux et une position presque symétrique, où le moindre avantage se joue sur une colonne.
Le plan des Blancs
Cxe5 puis d4, ou le calme Cc3. L’avantage est minime et se travaille longtemps.
Le plan des Noirs
Après 3.Cxe5, jouer d6 pour chasser le cavalier avant de reprendre en e4. Jamais 3…Cxe4 tout de suite.
Le piège
3.Cxe5 Cxe4 perd du matériel sur 4.De2 : le cavalier noir est attaqué et la colonne e se retourne contre lui.
Tenir e5 avec un pion plutôt qu’avec une pièce. Solide, et volontairement passif — il faudra un plan actif plus tard.
La structure
Pions noirs en e5 et d6, qui enferment le fou f8. Les Blancs ont plus d’espace pour rien.
Le plan des Blancs
d4 pour ouvrir, Nc3, Bc4, et profiter de l’espace pendant que les Noirs se débrouillent avec leur fou.
Le plan des Noirs
Nf6, Be7, 0-0, puis chercher ...c6 et ...d5 pour se libérer. Sans cette poussée, la position reste étroite.
Le piège
Le mat de Légal : après 3…d6 4.Fc4 Fg4 5.h3 Fh5, prendre le cavalier f3 offre un mat en trois. On ne cloue pas un cavalier qu’on ne peut pas garder.
Refuser la symétrie dès le premier coup. Les Noirs échangent un pion d’aile contre un pion central et obtiennent la colonne c.
La structure
Après l’échange en d4, les Blancs ont un pion e4 et une colonne d ; les Noirs une colonne c ouverte et une majorité au centre.
Le plan des Blancs
Attaquer sur l’aile roi : f4, g4, et souvent le roque long pour lancer les pions. La course est le thème de l’ouverture.
Le plan des Noirs
La colonne c vers le roi blanc, la poussée ...b5, et un cavalier en c4 ou d4. Compter les temps avant de défendre.
Le piège
Ne prends pas le pion b2 avec la dame sans avoir compté : elle se fait souvent enfermer, et les Blancs gagnent l’attaque pour un pion.
Le coup a6 avant tout le reste : il enlève la case b5 aux pièces blanches et prépare ...b5 et ...e5 sans concession.
La structure
Centre ouvert, pions noirs en d6 et e6 ou e5, et un trou permanent en d5 que les Blancs visent.
Le plan des Blancs
Fe3, f3, Dd2, roque long, puis g4 et h4. Ou le Fg5 classique, qui attaque tout de suite.
Le plan des Noirs
...e5 ou ...e6, ...b5, et la contre-attaque en colonne c. La case d5 se défend avec des pièces, pas avec des pions.
Le piège
L’attaque anglaise arrive vite : si tu laisses g4 et h4 venir sans jouer, ton roque tombe en dix coups.
Préparer ...d5 pour frapper e4 au coup suivant, en acceptant un inconvénient connu : le fou c8 reste longtemps enfermé.
La structure
Chaîne de pions e6-d5 contre e4-d4, souvent bloquée après e5. Les Blancs ont de l’espace à l’aile roi, les Noirs la colonne c et la base d4 à attaquer.
Le plan des Blancs
e5 pour fermer, puis attaquer le roi : f4, Nf3, et les pièces vers h5 et g5.
Le plan des Noirs
Frapper la base de la chaîne avec ...c5, et trouver une case au fou c8 — b7 après ...b6, ou a6.
Le piège
Après 2.d4 d5 3.Cc3 Cf6 4.e5, ne laisse pas ton cavalier f6 sans case : il se retrouve en d7 et le jeu noir s’étouffe.
La française sans son défaut : on prépare ...d5 avec le pion c6 plutôt qu’avec e6, et le fou c8 garde sa diagonale.
La structure
Souvent un pion noir en d5 échangé contre e4, une structure saine et aucune faiblesse. Les finales y sont bonnes pour les Noirs.
Le plan des Blancs
L’avance c’est e5 et la poussée c4 ; l’échange c’est exd5 puis une bataille d’espace. Dans les deux cas, jouer vite pour empêcher la consolidation.
Le plan des Noirs
Sortir le fou c8 en f5 ou g4 avant de jouer e6, développer proprement, et viser la finale.
Le piège
Après 2.d4 d5 3.exd5 cxd5 4.Fd3, ne réponds pas Fg4 : le fou se fait chasser par f3 et tu perds le temps que tu venais de gagner.
Laisser les Blancs prendre tout le centre, puis le frapper à coups de ...e5 ou ...c5 quand il est trop grand pour être tenu.
La structure
Gros centre blanc e4-d4, fou noir en g7 sur la longue diagonale, et un roque noir solide.
Le plan des Blancs
f4 et l’attaque autrichienne, ou le calme Fe2 et 0-0. Tenir le centre est la seule obligation.
Le plan des Noirs
Fg7, 0-0, puis ...c5 ou ...e5 selon ce que les Blancs ont joué. Le fou g7 doit finir par voir d4.
Le piège
Si tu oublies de frapper le centre, les Blancs jouent e5 et ton fou g7 regarde son propre cavalier jusqu’à la fin.
Provoquer e5 pour donner au pion blanc une avance qu’il devra défendre, et le harceler ensuite avec ...d6.
La structure
Pions blancs très avancés, souvent e5 et d4 voire c4 : beaucoup d’espace, et autant de points à tenir.
Le plan des Blancs
Les quatre pions — e5, d4, c4, f4 — si l’on aime le risque ; sinon Cf3, Fe2 et un jeu d’espace tranquille.
Le plan des Noirs
...d6 pour attaquer e5, échanger, et exploiter les cases que les pions blancs ont laissées derrière eux.
Le piège
Le cavalier noir est chassé trois fois de suite au début : compte bien ses cases de repli avant de t’y engager.
Après 1.d4
9Plus lent, plus fermé, et des plans qui durent trente coups.
Ce n’est pas un vrai gambit : si les Noirs prennent en c4, les Blancs récupèrent le pion quand ils veulent avec e3 ou Da4.
La structure
Tension au centre entre c4 et d5. Tout dépend de qui prend le premier, et avec quoi.
Le plan des Blancs
Cc3, Cf3, Fg5, e3 : on développe, on garde la tension, et la minorité à l’aile dame attaque plus tard.
Le plan des Noirs
Tenir d5 avec e6 ou c6, ou prendre en c4 et rendre le centre contre du développement.
Le piège
Le piège de l’éléphant : après Fg5 Cbd7, la prise Cxd5 perd une pièce sur Cxd5 Fxd8 Fb4+. Ne prends pas un pion « cloué » qui ne l’est pas.
Rendre le centre tout de suite pour gagner du temps et placer ses pièces. Les Noirs ne garderont pas le pion, et ce n’est pas le but.
La structure
Pions blancs e3-d4 contre un pion noir en c-quelque-chose ; les Blancs ont un centre mobile, les Noirs la colonne c.
Le plan des Blancs
e3 ou e4, reprendre c4, et pousser d4-d5 au bon moment. Le pion isolé qui en résulte est une arme, pas un défaut.
Le plan des Noirs
...e6, ...c5 et ...Cc6 pour attaquer d4. Le fou c8 sort avant d’être enfermé.
Le piège
Ne cherche pas à garder le pion c4 avec ...b5 : les Blancs jouent a4 et ta structure d’aile dame s’effondre.
Défendre d5 avec c6 plutôt qu’avec e6 : le fou c8 garde sa sortie, et c’est toute la différence avec le gambit dame ordinaire.
La structure
Pions c6 et d5 très solides. Les Noirs n’ont aucune faiblesse, et aucun jeu avant d’avoir joué ...dxc4 ou ...e6.
Le plan des Blancs
Cf3, Cc3, e3, puis Fd3 et 0-0 ; on cherche ensuite e4 pour ouvrir le centre.
Le plan des Noirs
...dxc4 suivi de ...Ff5 ou ...b5, ou le plan lent ...e6, ...Cbd7 et ...dxc4 plus tard.
Le piège
Le piège de l’échange : après 3…c6 4.cxd5 cxd5, la position est rigoureusement symétrique et ne donne rien aux Blancs. Ne joue cet échange que si tu veux la nulle.
Sortir le fou avant de jouer e3, pour ne pas l’enfermer. Un système : les mêmes six coups quoi que jouent les Noirs.
La structure
Pions blancs d4 et e3, pion noir d5, centre fermé. La partie se joue sur la case e5 et sur l’aile roi.
Le plan des Blancs
e3, Fd3, Cbd2, c3, puis Ce5 et une attaque lente sur le roque noir. Rien à mémoriser, tout à comprendre.
Le plan des Noirs
Contester e5 avec ...Cbd7 et ...c5, ou échanger le fou f4 par ...Fd6. Une fois ce fou parti, le système perd son tranchant.
Le piège
Ne joue pas Fd3 avant que le fou c8 ne soit sorti : les Noirs répondent Ff5 et échangent ton meilleur attaquant.
Clouer le cavalier c3 pour empêcher e4. Les Noirs échangent un fou contre un cavalier et obtiennent le contrôle des cases claires.
La structure
Souvent des pions blancs doublés en c après ...Fxc3 : une faiblesse contre la paire de fous. Tout le jeu part de cet échange.
Le plan des Blancs
a3 pour forcer l’échange, ou Dc2 pour l’éviter. Ensuite e4 à tout prix, et la paire de fous dans une position ouverte.
Le plan des Noirs
Empêcher e4 le plus longtemps possible, fixer les pions c doublés et jouer ...c5, ...d6, ...Cc6.
Le piège
Ne rends pas le fou en b4 sans contrepartie : s’il part sans avoir provoqué a3 ni doublé les pions, les Noirs ont perdu la paire pour rien.
Laisser les Blancs prendre le centre entier, roquer derrière le fou g7, puis tout faire sauter avec ...e5.
La structure
Gros centre blanc, chaîne de pions, et une bataille d’ailes : Blancs à l’aile dame, Noirs à l’aile roi.
Le plan des Blancs
e4, Fe2, 0-0, puis d5 et la poussée c5 à l’aile dame. Tenir le centre et ne pas s’occuper de l’attaque noire trop tôt.
Le plan des Noirs
...e5, puis ...f5, ...g4 et les pions sur le roi blanc. L’ouverture la plus tranchante qui existe contre 1.d4.
Le piège
Si le centre se ferme par d5 et que tu n’as pas joué ...f5, ton attaque n’a pas de munitions : la course est perdue avant de commencer.
Frapper le centre avant même de roquer. Les Noirs donnent le centre pour l’attaquer à la pièce — c’est l’ouverture hypermoderne par excellence.
La structure
Grand centre de pions blanc en c3-d4-e4 contre un fou g7 et les pions ...c5. Tout se joue sur la solidité de ce centre.
Le plan des Blancs
Construire e4-d4-c3 et avancer : si le centre tient, il écrase. Fe3, Cf3, Fe2, 0-0.
Le plan des Noirs
...Fg7, ...c5, ...Cc6 et la pression sur d4. Le fou g7 est la pièce de toute la partie.
Le piège
Ne prends pas le pion d4 avec la dame trop tôt : les Blancs gagnent deux temps et ton roi n’a pas encore roqué.
Un fou en g2 qui regarde d5 à travers tout l’échiquier. Pression lente, sans risque, et très difficile à jouer contre sans plan.
La structure
Pion blanc d4, pion noir d5 souvent échangé en c4, et une longue diagonale blanche ouverte.
Le plan des Blancs
Fg2, 0-0, Dc2 ou Da4 pour récupérer c4, puis e4 ou la pression en colonne c et sur d5.
Le plan des Noirs
Tenir c4 avec ...b5 et ...Fb7, ou rendre le pion et jouer ...c5 pour ouvrir la diagonale de son propre fou.
Le piège
Rendre le pion c4 sans obtenir ...c5 en échange laisse les Noirs sans le moindre jeu pour vingt coups.
Jouer pour ...e5 dès le premier coup et obtenir une attaque sur l’aile roi. Le prix est connu : la case e6 et la diagonale vers le roi s’affaiblissent.
La structure
Pions noirs f5 et e6 ou g6, centre fermé, et une colonne f qui sert aux deux camps.
Le plan des Blancs
g3 et Fg2 pour exploiter les cases claires, ou le gambit Staunton e4 pour ouvrir tout de suite.
Le plan des Noirs
...Cf6, ...e6, ...Fe7, 0-0, puis ...De8 et ...e5. La poussée e5 est la raison d’être de l’ouverture.
Le piège
Attention à Dh5+ et au fou en g5 dans les premiers coups : le trou en e6 et la diagonale h5-e8 sont le défaut du premier coup.
Sans pion au centre
2L’anglaise et le Réti : on contrôle le centre de loin, avec des pièces.
Une sicilienne à l’envers, avec un temps de plus. On prend d5 sous contrôle sans engager le moindre pion central.
La structure
Très variable : elle transpose dans presque tout. C’est sa force et la raison pour laquelle on la joue par système plutôt que par théorie.
Le plan des Blancs
Cc3, g3, Fg2, Cf3, 0-0, puis la poussée d4 ou b4 selon ce que les Noirs ont construit.
Le plan des Noirs
...e5 pour la symétrie, ...Cf6 et ...e6 pour transposer vers le gambit dame, ou ...c5 pour une bataille d’aile dame.
Le piège
Ne joue pas d4 trop tôt : la transposition vers le gambit dame annule l’intérêt de l’ouverture et te fait affronter une théorie que l’anglaise évitait.
Attaquer le pion d5 de loin, sans poser un seul pion au centre. Le centre se prend avec des pièces, pas avec des pions.
La structure
Aucun pion blanc au centre au début, un fou en g2, et une pression durable sur d5 et c6.
Le plan des Blancs
g3, Fg2, 0-0, b3 et Fb2 : deux fous sur les longues diagonales, puis d4 ou e4 quand la position est mûre.
Le plan des Noirs
Tenir d5 avec ...c6 et ...e6, ou prendre en c4 et jouer ...Ff5 pour sortir le fou avant de fermer.
Le piège
Prendre en c4 et vouloir garder le pion coûte l’aile dame : les Blancs jouent a4 et la structure noire se démonte.
Ton ouverture n’est pas là ? L’explorateur en connaît 3 810, les reconnaît par transposition, et donne les statistiques par tranche de niveau.
L’explorateur